Photographe du mois: Antoine Rose


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Notre découverte du mois: le photographe Antoine Rose, spécialiste de la prise de vue aérienne.

D’ou venez-vous et comment avez vous commencé la photo ? 

Je suis un photographe autodidacte. Je vis et travaille en Belgique.

J’ai commencé la photo assez jeune dans le garage de mon père. J’y ai trouvé un été un vieil appareil analogique, des produits de développement périmés et un livre sur « la théorie de la photographie ».

J’ai le souvenir de mon père prenant beaucoup de photos durant ce que j’ai appelé son « ère analogique ».

J’ai toujours été fasciné par la manière un peu magique dont se développaient les photos et j’ai rapidement voulu m’essayer à cette forme d'art.

A 8 ans j'ai reçu mon premier appareil photo compact et j’ai commencé à essayer de « sculpter la lumière » derrière l’objectif.

J’ai par la suite consacré de nombreuses années à apprendre et à améliorer ma technique. C’est peut-être pour ça que je n’ai jamais ressenti le besoin de prendre des cours de photo. J'ai toujours préféré la liberté de travailler seul.

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Techniquement, comment réalisez-vous ces séries ? Vous prenez les photos depuis un hélicoptère ?

La technique de la photo aérienne est assez difficile. Il faut d’abord organiser toute la logistique pour la séance de shoot. Je passe des jours entiers à mettre en place un système qui me permette d’obtenir une qualité d’image qu’il est difficile d’atteindre depuis la plateforme vibrante d’un hélicoptère. Il m’arrive de louer un hélico seulement pour une heure ou deux uniquement pour tester un réglage.

A mes débuts je photographiais depuis l’intérieur de la cabine, mais j'ai vite réalisé que je ne serais limité dans la qualité de mes photos. C’est là que j’ai commencé à prendre des photos sanglé à l'extérieur de l'hélico. Pour être honnête, j’ai toujours préféré les bureaux avec une jolie vue…

Chaque photo apporte son lot de défis. Quand je suis accroché à l’extérieur je dois toujours chercher à atteindre un bon équilibre sur le patin de l’hélicoptère. Le plus difficile c'est qu’il faut simultanément diriger le pilote, choisir le bon objectif, s’assurer que l’appareil est correctement configuré, se concentrer sur la lumière, le sujet, le cadrage etc… J'ai développé ce processus sur une période de 12 ans.  Et encore aujourd'hui, je cherche après chaque vol à voir comment je peux améliorer mes prochaines sorties..

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Vous avez sans doute une anecdote derrière l’une de vos sorties ou photo ?

Une de mes sessions les plus intéressantes à eu lieu à New-York, au dessus de Manhattan la nuit. Cette nuit là nous avions obtenu une autorisation de vol à une altitude beaucoup plus élevé que d’habitude.

La vue était incroyable, on pouvait voir toutes les lumières de Time Square. Je tentais de prendre une photo à la verticale du parc. Je me concentrais sur mon équilibre depuis le marche pied de l’hélicoptère quand un avion de ligne de ligne d'Air Canada est passé à quelques centaines de mètres en dessous de nous, nous prenant le pilote et moi par surprise. Malgré la grosse frayeur nous avons malgré tout réussi à prendre des photos incroyables. 

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Quelles sont vos conditions favorites lors de séances photos ?

J’aime le défis qu’apporte chacune de mes sorties photos. Cependant je ne suis pas contre une belle journée ensoleillée, sans vent et avec un bon pilote.

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Ma séance à Miami était une de celles-ci, ou tout se déroule selon les plans. C’est d’ailleurs là-bas que j’ai pris certaines de mes meilleures images.

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J’ai aussi travaillé sur un projet incroyable à Saint Moritz en Suisse. C’est très agréable de travailler avec les suisses. J'ai pris des photos à la verticale des alpes. C'était surréaliste!

 

 

Pour en découvrir plus et suivre son actualité envolez vous sur le site d'Antoine Rose. 


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